J’ai trahi ma bienfaitrice et ma logeuse à cause de la pauvreté !

J’ai grandi dans la maison de mon actuel mari depuis toute petite, auprès de sa femme et ses enfants.

Sa première femme, ma coépouse, ne parle jamais donc je n’ai jamais compris bien qu’étant sous leur toit, que financièrement, en dehors du loyer, des factures d’eau et électricité, la totalité des autres dépenses régaliennes reposaient sur ses épaules.

Pour mieux vous expliquer, mon mari est mon cousin. Quand j’étais petite, à l’arrivée de chaque vacance, mes parents ( très proches de mon cousin) m’envoyaient chez lui pour m’évader en attendant la rentrée scolaire.

J’étais très proche de son épouse qui m’avait littéralement appris à cuisiner, à faire le lit, à nettoyer ses toilettes,à être propre et presentable .

C’était une femme très occupée mais d’un tempérament très calme, respectueuse et généreuse de ses biens . Elle ne faisait pas de différence entre ses enfants et ceux des autres. Dans la maison, on était tous au même pied d’égalité.

Quand j’ai eu mon certificat d’études primaires, mes parents m’ont envoyée faire le collège chez mon cousin qui a financé mes études. Après le brevet, j’ai opté pour une école professionnelle au lieu du lycée. Les vacances venues, en retournant au village, mon cousin proposa de me ramener car il s’y rendait régulièrement à cause de ses affaires politiques et champêtres.

En cours de route, il me fit comprendre que depuis quelques mois, en m’observant m’occuper de ses enfants, nettoyer ses toilettes, aider la domestique à la cuisine ou encore faire le lit de son épouse, il est tombé éperdument amoureux de moi et de mes qualités. Il me proposa le mariage et dans trop réfléchir, compte tenu de la situation financière précaire de mes parents, ma dépendance financière à lui, j’ai accepté.

Après le mariage, il m’a installée dans une nouvelle maison, dans un autre quartier que celui de sa femme. Et c’est là que j’ai compris que je m’étais totalement leurrée.

Quand j’étais chez lui , certe, parallèlement à son épouse, il me faisait périodiquement des cadeaux ( téléphone et sommes d’argent) mais c’était toujours sa femme qui nous remettait en mains propres le petit déjeuner et l’argent de poche pour les petits besoins ( toilettes hygiéniques, déodorant, crédit de téléphone). Il a fallu mon mariage, pour que je comprenne que c’était elle qui nous donnait et non son mari. Elle ne se plaignait jamais mais surtout n’a jamais posé un acte qui puisse me permettre de comprendre la réalité de leur ménage. C’est un couple qui ne se parlait pas , ne se disputait pas donc impossible de comprendre quoi que ce soit !

Dès les premières semaines, j’ai compris que mon mari ignore les règles élémentaires de la prise en charge d’une femme. Il ne sait même pas qui’on donne de l’argent de poche à une femme. J’ai dû lui expliquer dans les détails que’il ne peut pas se contenter de payer un sac de riz et quelques condiments lui même et s’attendre à un repas copieux : je suis au chômage !

Notre ménage a donc très mal débuté car je quémande régulièrement et mon mari n’a pas l’habitude de donner de l’argent à une femme.

Bref nous vivons une vie de bagarre, de violences, de privatisation et beaucoup de désolation et de rancune. Je ne peux pas divorcer car je suis sans emploi et je ne peux pas lui laisser les enfants, ils deviendraient une charge pour ma coepouse que je ne fréquente plus .

J’ai vu cette femme se battre pour joindre les deux bouts sous le toit d’un homme insensible se promenant en grand boubou blanc avec bonnet et chapelet dans une grosse voiture !

Un jour, enceinte jusqu’aux yeux, la petite me laisse un vocal : monsieur se marie samedi prochain avec une amie que je lui ai présentée dans mon salon: vous n’avez plus de mes nouvelles parce que dépressive, j’ai lié amitié avec une voisine plus âgée qui conseille les femmes du quartier et les guide. Elle est devenue ma conseillère, ma confidente, bref ma boussole.

Un jour, j’ai demandé à mon mari de la déposer au goudron afin qu’elle trouve un taxi pour le grand marché. Ce que je ne savais pas, et qu’ils s’étaient rapprochés , avaient échangé les numéros et se sont courtisés à mon ainsu jusqu’au mariage.

Tata, quel comportement adopté face à cette nouvelle ?

Vous me demandez toujours le retour des publications.

C’était il y’a deux ans… Aujourd’hui elles se mangent à deux ( la deuxième et la troisième) pour se positionner dans le cœur du mari.

La première femme toujours imperturbable, est entre deux avions pour son commerce.

Elle ne se bat pas pour chasser les deux, ne calcule aucune des coépouses, focalisée sur les études de ses enfants et ses activités commerciales…

Chroniques Juridiques

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