Plume africaine majeure, un des grands défenseurs de la Dignité de l’Afrique et de l’Homme Noir. Boris Diop l’auteur du monumental « Le cavalier et son ombre » a mis une lumière rasante sur les ombres du génocide des Tutsis au Rwanda avec » Murumbi, le livre des ossements ».

Il est aussi un critique fin de la société sénégalaise à travers notamment des errements de ses politiciens « Les petits de la guenon » (Doomi golo) et ses nombreux articles engagés dans la presse. Ses ouvrages « Thiaroye 44 », « Négrophobie », » La gloire des imposteurs » etc, sont autant d’oeuvres où l’écrivain majeur tente de rendre justice à un continent étranglé par tant de désastres, de complots ourdis ailleurs mais qui refuse de céder une seule once de sa dignité.
Avec Boris Diop l’Afrique plus que majeure se raconte, prend parole, s’assume, se projette et se réinvente en s’appropriant aussi ses cultures, ses langues comme le wolof avec (« Bàmmeelu Kocc Barma » devenu en français « Un tombeau pour Kinne Gaajo », sa maison d’éditions en langues africaines EJO-Editions), devient plus que souveraine en étant davantage maîtresse de ses imaginaires et plus que jamais de son présent et de son avenir.
Je voudrais saluer ce grand artiste et grand frère qui depuis plus de 20 ans nous accompagne avec d’autres éminents intellectuels dans nos réflexions communes sur « La place de l’Afrique dans le 21ème siècle: Souveraineté et démocratie ».
Merci à l’Alma Mater sénégalaise pour cet hommage renouvelé à un brillant esprit, l’un des plus grands romanciers africains d’expression française et wolof.
– El.Hadji Gorgui Wade Ndoye- ContinentPremier.Com
