Raymond Suttner n’a pas simplement résisté à l’apartheid. Il a contribué à le combattre jusqu’à sa chute

17 JUIN 1975 : ILS L’ONT TORTURÉ POUR QU’IL PARLE… IL A REFUSÉ DE TRAHIR.

Ce jour-là, 30 policiers de l’apartheid encerclent la maison de Raymond Suttner, jeune professeur de droit de 29 ans à l’Université du Natal.

Son « crime » ?
Aider à reconstruire clandestinement l’ANC et le SACP, recruter des militants et préparer la diffusion du journal interdit Vukani!/Awake! portant la Charte de la liberté en zoulou.

À la Security Branch, il est déshabillé, battu, menotté et torturé à l’électricité.

On exige de lui des noms.

Il refuse.

Le 13 novembre 1975, il est condamné à 7 ans et demi de prison.

Mais lorsqu’il quitte le tribunal, le poing levé Winnie Mandela et ses soutiens chantent Nkosi Sikelel’ iAfrika.

En 1983, il sort de prison.

Il aurait pu abandonner.

Il retourne au combat.

En 1986, la police l’arrête de nouveau à l’aéroport de Johannesburg. Cette fois, il passera 27 mois détenu sans procès, dont 18 mois à l’isolement, avant d’être placé en résidence surveillée.

Ils avaient les prisons.
Ils avaient les armes.
Ils avaient le pouvoir.

Mais ils n’ont jamais obtenu ce qu’ils voulaient :

son silence

La liberté a toujours un prix. Certains ont payé avec des années de leur vie pour que d’autres puissent vivre libres.

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