Il y a 4 mois et demi, Jordan Bardella lançait un avertissement.

Le samedi 17 octobre au soir, Paris (75) a regardé ses vitrines tomber les unes après les autres.

LE 1ER JUIN, IL AVAIT PRÉVENU

Le lundi 1er juin 2026, au lendemain de la nuit qui a suivi le sacre du PSG face à Arsenal, Jordan Bardella parlait sur BFMTV et RMC. Sa phrase entière, rapportée par l’AFP : « Je dis aux Français, réveillez-vous, parce que dans quelque temps, ils casseront la porte des immeubles et ils rentreront dans vos appartements. »

Le bilan de la nuit du 30 au 31 mai, donné par Laurent Nuñez : un mort, 219 blessés et 780 interpellations. Le ministre de l’Intérieur jugeait pourtant la situation « globalement sous contrôle ». Le 1er juin, il comptait plus de 890 interpellations et 178 policiers et gendarmes blessés.

LE 17 OCTOBRE, DES COMMERCES DE PARIS PILLÉS EN CHAÎNE

Le 17 octobre 2026, la journée contre la « vie chère » a réuni 550 000 manifestants selon Laurent Nuñez, dont 110 000 à Paris. Le soir venu, place de la République, les pillages ont commencé : Monoprix, McDonald’s, SFR, puis Yves Rocher, Picard, Carrefour City, Franprix et Etam.

Dans le 11e arrondissement, rue Oberkampf et boulevard Voltaire, les magasins ont été pillés « les uns après les autres », raconte l’AFP. Une concession Kawasaki a été incendiée. Vers 20h, des jeunes ont même tenté, sans succès, d’entrer aux Galeries Lafayette.

Les immeubles d’habitation ont été épargnés dans leur très grande majorité, selon l’AFP. Les riverains regardaient depuis leurs fenêtres. Les vitrines, elles, ont cédé une à une.

⚖️ 1 200 INTERPELLATIONS, ET TOUJOURS LES MÊMES MOTS

Sébastien Lecornu a annoncé 1 200 interpellations en France et 150 policiers et gendarmes blessés. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, constate que « des rues entières ont été méthodiquement ravagées ». Laurent Nuñez, lui, parle de « délinquants d’opportunité ».

En juin, le pouvoir répondait « sous contrôle ». En octobre, il découvre des rues ravagées. Entre les deux, 4 mois et demi, et la même scène dans d’autres rues.

LA PORTE DES IMMEUBLES TIENDRA COMBIEN DE TEMPS ?

Jordan Bardella ne parlait pas que d’une nuit de football. Le même jour, il ajoutait : « nous sommes désormais en train de perdre la main sur notre propre territoire ». Le 17 octobre, la porte des magasins a cédé. Celle des immeubles a tenu, selon l’AFP. Pour combien de temps ?

Les Français n’attendent plus un bilan chiffré au lendemain de chaque nuit de pillage. Ils attendent que ceux qui cassent paient, et que l’État cesse de compter les dégâts comme on compte les points d’un match.

Après le 17 octobre, l’avertissement de Bardella vous paraît-il exagéré ?
Combien de nuits de pillage avant que l’État reprenne la main ?

Note aux commentateurs : On reste polis et on garde son calme pour échanger sur le fond de ces sujets.

Source : AFP, BFMTV, Europe 1, France 24

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