8 mois seulement après sa sortie de l’École des officiers interarmées, Brahim Mahamat Idriss Déby, fils du dictateur Mht Kaka, a été élevé au grade de Colonel par un décret présidentiel tenu pour l’heure confidentiel.
L’information, confirmée par des sources à l’État-Major et des proches du cercle présidentiel, révèle une promotion accélérée qui récompenserait, selon ces mêmes sources, ses « résultats exemplaires » au sein de la 30ᵉ promotion.
Pourtant, cet officier fraîchement promu n’a pas attendu ce décret pour être aperçu à Paris, lors de la visite de son père, intégré à la sécurité protocolaire et chargé personnellement de tenir la canne « magique » de son père. Une image qui en dit long. Au Tchad, le sang présidentiel vaut mieux que les grades, et le mérite n’est qu’un alibi.
Cette ascension éclair n’est, du reste, que la réplique d’un précédent bien connu; le dictateur lui-même, formé dans ces mêmes conditions obscures par son défunt père, Idriss Deby, a foulé aux pieds les grades comme on foule de l’arachide, devenant général en 6 ans de carrière militaire puis Maréchal 12 plu tard. Deby III, marche résolument sur les traces du père et la dynastie, elle, avance à pas de géant.
Tchadensis Média
