Dans une salle d’audience bondée, un garçon de 15 ans se tenait là, tremblant, la tête basse. Il avait été surpris en train de voler — non pas de l’argent ou de l’or, mais quelques pains et un peu de fromage. Lorsque le vigile du magasin a tenté de l’arrêter, il a résisté et, dans la bousculade, une étagère s’est brisée.
Le juge le regardé et lui demanda doucement :
« As-tu vraiment volé ces choses ? »
« Oui, monsieur », murmura le garçon.
— « Pourquoi ? »
« Parce que j’en avais besoin. »
« Tu aurais pu les acheter. »
« Je n’avais pas d’argent. »
« Alors, demande à ta famille. »
« Je n’ai que ma mère, monsieur… elle est malade et sans emploi. Le pain et le fromage étaient pour elle. »
Un silence se rentre dans la salle. Le juge demande alors :
« Tu ne travailles pas ? »
« Je lave des voitures, monsieur… mais j’ai pris congé aujourd’hui pour m’occuper de ma mère. »
« As-tu demandé de l’aide à quelqu’un ? »
« J’ai fourni depuis ce matin… personne ne m’a aidé. »
Le juge s’adossa dans son siège. Son regard s’adoucit et, après un moment de silence, il prononça son verdict :
« Le vol, et particulièrement le vol de douleur, est un délit grave. Mais aujourd’hui, chacun d’entre nous dans ce tribunal est responsable de ce vol, moi y compris. Car si un enfant est contraint de voler de la nourriture pour sa mère malade, alors nous, en tant que société, avons échoué. »
Puis, à la surprise générale, il annonce :
« J’inflige une amende à toutes les personnes présentes, moi y compris, pour avoir laissé la faim exister dans notre ville. Personne ne quittera cette salle avant d’avoir payé. »
Il possède 10 dollars de sa propre poche sur la table.
Et le juge poursuivit :
« J’impose une amende de 1 000 dollars au propriétaire du magasin pour avoir livré un enfant affamé à la police au lieu de le nourrir. Si cette somme n’est pas versée dans les 24 heures, le tribunal ordonnera la fermeture du magasin. »
