Les premiers mots de Aicha Sagne après son limogeage.

Depuis l’annonce de mon limogeage, j’ai reçu tellement d’appels, de messages et de témoignages d’affection de part et d’autre que j’ai même du mal à trouver les mots pour vous répondre.
À toutes et à tous, merci du fond du cœur.
Par-dessus tout, seules les convictions tiennent.

J’adresse un remerciement tout particulier à mon leader, le Président Ousmane Sonko.
Tous ceux qui, aujourd’hui, occupent des responsabilités dans ce pays lui doivent reconnaissance, respect et loyauté. Même ceux qui, aujourd’hui, sont au gouvernement et ne cessent malheureusement de s’acharner sur lui.
Ceux qui le critiquent aujourd’hui doivent avoir l’honnêteté de reconnaître une chose : s’ils occupent aujourd’hui ces fonctions, c’est aussi parce que le combat qu’il a mené a permis la victoire qui a changé le cours de l’histoire politique de notre pays.
C’est grâce à ses efforts, à ses sacrifices, à sa détermination et à son engagement que nous avons pu gagner l’élection présidentielle et ouvrir cette nouvelle page de notre histoire.
Alors oui, nous lui devons un respect immense et une gratitude profonde.
Cet homme a tout donné à son pays, jusqu’à désigner son « frère » de parti comme Président de la République.
C’est aussi cela, Ousmane Sonko : un homme d’une générosité extraordinaire, qui a accepté de mettre ses ambitions personnelles derrière pour l’intérêt supérieur de son combat et de son pays.
Hélas, il a subi une grande trahison, une grande déception. Et je le dis avec le cœur : cela m’a profondément touchée.
Force est de constater notre profonde déception.

Je remercie également mes parents et toute ma famille pour les valeurs cardinales qu’ils m’ont inculquées. Des valeurs qui m’ont permis de résister aux privilèges.
Ils ont même été fiers et soulagés de me voir quitter cette fonction.
Non pas parce que j’aurais détourné.
Non pas parce que je n’aurais pas correctement fait mon travail.
Mais simplement parce qu’ils savent que je suis restée fidèle à mes valeurs et à mes convictions.

Je témoigne mon respect et ma considération à tous ceux qui ont choisi la ligne de la dignité, à tous ceux qui sont restés loyaux face à notre combat et à nos convictions, mais aussi loyaux envers le peuple sénégalais qui nous a tout donné.
Pour ma part, je peux le dire sans détour : on m’a proposé un poste plus important et plus intéressant que celui que j’occupais. J’ai fait le choix d’y renoncer.
Je précise cela pour que personne ne pense que je parle dans le vide. Ceux qui m’ont fait cette proposition se reconnaîtront. Je sais qu’ils sont en train de me lire et ils ne diront pas le contraire. Ils savent que ce que je dis est vrai.
Je savais pourtant où ce choix pouvait me conduire. Mais je ne pouvais pas accepter de tourner le dos à mes convictions pour conserver ou obtenir un poste.
Je ne pouvais tout simplement pas trahir.
Le limogeage ne pouvait être qu’une suite logique.
Parce qu’il y a des moments où l’on doit choisir entre un poste et sa dignité, entre un privilège et sa loyauté, entre ses intérêts personnels et ses convictions.
J’ai fait mon choix.
Et je ne regrette absolument rien.

À mes frères et sœurs patriotes, à ma famille, à mes amis et à toutes celles et ceux qui m’ont témoigné leur solidarité : merci infiniment.
Vos appels et vos messages m’ont profondément touchée.
Je pars d’une fonction, mais je ne renie rien de mes convictions.

2029, c’est maintenant !!!

Nous allons nous battre, nous allons nous donner corps et âme, et nous allons rester debout et mobilisés pour qu’en 2029, le Président Ousmane Sonko soit à la tête de ce pays.
Le combat continue.

Aïcha Sagne
Ex-PCS de l’ASEPEX

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