*À mon professeur de philosophie, Momar Lissa Fall.*
Il y a des nouvelles que l’on lit plusieurs fois, parce que notre esprit refuse de les accepter.
La disparition de mon professeur de philosophie, Momar Lissa Fall, est de celles-là.



Il y a quelques jours encore, il souhaitait une bonne année scolaire sur sa page Facebook. Il y a à peine deux ou trois mois, il prenait sa retraite et était célébré par ses pairs après de longues années consacrées à l’enseignement.
Je n’arrive pas à réaliser qu’il nous a quittés.
Monsieur Fall, vous êtes celui qui m’a fait aimer la philosophie. À l’époque, je pensais que cette discipline était extrêmement difficile, presque inaccessible. Mais votre manière d’enseigner, de questionner et de transmettre a changé mon regard. Vous m’avez appris que philosopher, ce n’était pas seulement apprendre des auteurs et des concepts, mais surtout apprendre à réfléchir, à questionner et à regarder le monde autrement.
Je vous ai appelé récemment pour vous féliciter pour votre retraite. Je me souviens encore de notre échange. Vous étiez heureux de savoir que votre ancien élève continuait son chemin, qu’il se battait, qu’il essayait de devenir un homme.
Cette phrase prend aujourd’hui une autre dimension.
Je veux croire que, quelque part, vous pouvez voir le chemin que nous parcourons, nous qui avons eu la chance de croiser votre route.
Un enseignant ne disparaît jamais complètement lorsqu’il a réussi à déposer quelque chose dans l’esprit de ses élèves.
Vous avez déposé en moi le goût de la réflexion, du questionnement et de la philosophie.
Merci, Monsieur Fall. Merci pour tout.
Reposez en paix, Professeur.
À votre famille, à vos collègues et à tous vos anciens élèves, j’adresse mes sincères condoléances.
*Vous avez enseigné la philosophie. Vous avez surtout appris à des générations d’élèves à penser.*
Alpha Amadou Diari Diari
Ancien élève du Professeur Momar Lissa Fall
