La convocation de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale à compter du 13 octobre par le président de l’institution, Ousmane Sonko, constitue une étape cruciale de l’offensive politique parlementaire.
Cette rentrée parlementaire ouvre la voie au lancement effectif des commissions d’enquête annoncées ces derniers mois et susceptibles de se pencher sur des dossiers sensibles.
Au-delà du vote des lois et de l’examen du budget de l’État, cette session marque le retour des prérogatives de contrôle parlementaire dans toute leur ampleur.
Un agenda qui pourrait rapidement créer des tensions avec l’exécutif si certaines enquêtes venaient à s’intéresser à des affaires que le pouvoir préférerait laisser hors du débat public.
Dans ce contexte, une arme constitutionnelle reste entre les mains du président Bassirou Diomaye Faye: la dissolution de l’Assemblée nationale. Une option qui permettrait de stopper net l’offensive parlementaire si celle-ci venait à embarrasser l’exécutif.
Les commissions d’enquête disposeront-elles du temps nécessaire pour aller au bout de leurs investigations, ou seront-elles rattrapées par les calculs politiques du pouvoir?
Dans le bras de fer qui oppose le pouvoir exécutif au pouvoir législatif, la dissolution de l’Assemblée nationale apparaît de plus en plus comme une option plausible.
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