À quelques jours de la fin de son mandat en 2024, Macky Sall avait renouvelé le contrat avec Cosmos.
Dès son arrivée au pouvoir, le nouvel État a lancé la renégociation de ce contrat, jugé défavorable au Sénégal, avec l’objectif de récupérer le contrôle du gaz.
Pendant toute cette période de négociations, Cosmos n’a pas pu investir de manière significative, dans l’attente des conclusions juridiques.
À l’approche de l’échéance, le retrait s’est imposé comme la meilleure option. Il permet à l’État de récupérer l’ensemble du projet et des données stratégiques. Sans cela, Cosmos aurait pu invoquer les renégociations pour rester sur le projet en gardant toutes les données essentielles.
Aujourd’hui, l’État peut tenter de réclamer jusqu’à 30 milliards de francs de compensation, mais cela comporte des risques.
Si Cosmos démontre avoir réalisé des travaux d’une valeur supérieure à 30 milliards, conformément à ses engagements, il deviendrait très compliqué pour le Sénégal de récupérer son gaz et les données fondamentales pour l’avenir de ce projet souverain.
Il faut donc le dire : on parle de plusieurs mois de négociations, pas de « 3 mois avant la fin ». Et la fin du contrat n’entraînait pas une reprise automatique. Si l’État avait simplement exigé l’exécution du contrat sans renégocier, le Sénégal aurait définitivement tourné la page de ce projet vital pour notre souveraineté.
Dr Mansour Seck
