Le ministère de la Culture avait alors annoncé l’arrêt temporaire de l’organisation des concours de beauté sur l’ensemble du territoire, le temps de mettre en place un nouveau cadre réglementaire.
Mais quelques mois plus tard, une autre compétition attire l’attention : HAKILI Mousso, un concours national destiné à détecter et mettre en lumière les talents scientifiques féminins.
84 jeunes filles, titulaires d’un baccalauréat scientifique, ont participé à cette première édition, autour des mathématiques, de la physique et de la chimie.
Et c’est là que le parallèle devient évident.
D’un côté, on suspend un type de compétition centré sur la beauté.
De l’autre, on crée une compétition qui cherche à mettre en avant les capacités intellectuelles, l’excellence scolaire et les ambitions scientifiques des jeunes femmes.
Présenté par les autorités burkinabè comme une initiative inspirée par Ibrahim TRAORÉ, HAKILI Mousso vise notamment à susciter des vocations dans les filières scientifiques et à déconstruire l’idée selon laquelle certaines disciplines seraient réservées aux garçons.
Et le symbole est particulièrement fort : valoriser les filles non seulement pour leur apparence, mais aussi pour ce qu’elles sont capables de construire, d’inventer et d’apporter au pays.
Le 21 septembre, Ibrahim TRAORÉ a d’ailleurs reçu les lauréates au palais présidentiel et leur a parlé de sciences, de travail, d’ambition et de développement du Burkina Faso.
