Fátima Diame a publié une vidéo d’entraînement, et les commentaires ne portaient pas sur sa technique mais sur son physique.

Sa plainte a eu un véritable impact : la Fédération espagnole d’athlétisme a lancé une opération de nettoyage qui a finalement conduit à la suppression de plus de 600 vidéos et de plusieurs chaînes YouTube dédiées à l’exploitation du corps des athlètes espagnoles.

Deux ans plus tard, en 2025, Diame a de nouveau parlé du problème, et les nouvelles n’étaient pas bonnes. Elle a déclaré que le fait de prendre la parole « a eu peu d’effet », qu’elle continuait à recevoir les mêmes commentaires chaque fois qu’elle publiait quelque chose, et que le harcèlement avait changé sa personnalité : elle n’aimait plus prendre des photos d’elle-même comme avant. Elle a remporté une bataille contre 600 vidéos, mais la guerre contre le harcèlement n’est toujours pas gagnée.

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