Le verdict est attendu dans l’affaire d’un accident de la route qui a fait trois morts en mai 2025 : Sara, 18 ans, et ses deux grands-parents qui l’accompagnaient en voiture. Le chauffard, sous l’emprise de l’alcool et au volant d’une voiture volée, les avait percutés sur une route départementale.
Après un an de procédure, le verdict tombe à 11h47. Le tribunal retient la responsabilité civile pleine. Mais sur le pénal, le juge décide : 120 heures de travail d’intérêt général et un retrait de permis de huit mois. Aucun jour de prison.
La décision repose sur des vices de procédure dans l’instruction et une coopération du prévenu avec la justice. Pour la famille des trois victimes, c’est une humiliation. Le père de Sara, Antonio, est assis au troisième rang.
À 11h48, Antonio se lève. Il prend la chaise vide à côté de lui. Il la soulève au-dessus de sa tête. Il marche jusqu’au banc du juge. Il lance la chaise dans sa direction. Le projectile rate de quelques centimètres et heurte le mur derrière le bureau.
La juge se baisse. Les huissiers et les policiers de salle se précipitent. Antonio est neutralisé en quelques secondes, plaqué au sol, menotté. Il ne se débat pas.
La photo est prise par un journaliste de l’agence Europa Press présent ce jour-là. Antonio, chaise levée, visage figé. Elle fait la une de tous les quotidiens espagnols dès le lendemain.
L’Espagne réagit en masse. Pétition pour la révision du verdict, appel à la démission de la juge, hashtag sur les réseaux. La cour d’appel annonce la révision du dossier. Antonio est convoqué pour outrage à magistrat. Il a déclaré qu’il referait exactement la même chose.
