DETTE PUBLIQUE ET DÉVELOPPEMENT DU SÉNÉGAL : BILAN, RESPONSABILITÉS ET PERSPECTIVES (2012–2026)

DOCUMENT INITIAL DE RÉFLEXION ET DE CONTRIBUTION CITOYENNE

Présenté par Françoise Hélène Gaye
Présidente du Mouvement Jubanti, Présidente de l’ Alliance pour la Pain et le Développement.
Membre de la Grande Coalition Citoyenne

Préambule

Le Sénégal se trouve à un moment important de son histoire économique, politique et institutionnelle. La question de la dette publique, de son utilisation et de ses conséquences sur les finances de l’État constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir du pays.

Entre 2012 et 2024, le Sénégal a engagé d’importants investissements dans les infrastructures, les transports, l’énergie, la santé, l’éducation et l’aménagement du territoire. Ces investissements ont contribué à transformer le paysage économique et physique du pays. Ils ont également été financés, en partie, par un recours accru à l’endettement public.

Aujourd’hui, les interrogations relatives au niveau réel de la dette, à la transparence des comptes publics, à la soutenabilité des engagements financiers et à la rentabilité des investissements réalisés appellent une analyse rigoureuse, dépassionnée et documentée.

Notre responsabilité citoyenne consiste à dépasser les confrontations partisanes pour examiner les faits, comprendre les mécanismes qui ont conduit à la situation actuelle et identifier les solutions permettant de préserver les intérêts supérieurs de la Nation.

Notre question fondamentale

Le Sénégal a-t-il transformé son endettement en richesse productive et en infrastructures durables entre 2012 et 2024 ? Dans quelle mesure le gouvernement actuel peut-il redresser les finances publiques tout en préservant les acquis économiques et sociaux du pays ?

Cette double interrogation doit guider notre réflexion.

Il ne s’agit ni de nier les réalisations enregistrées au cours des précédentes administrations, ni de minimiser les éventuelles irrégularités ou insuffisances dans la gestion des finances publiques. Il s’agit de distinguer les réalisations concrètes, leur coût, leur utilité économique et sociale, ainsi que les responsabilités institutionnelles et politiques qui peuvent être établies sur la base de documents vérifiables.

Les objectifs de cette initiative

Le présent travail entend poursuivre plusieurs objectifs :

* Établir une chronologie documentée de l’évolution de la dette publique sénégalaise entre 2012 et 2026.
* Examiner les conditions de mobilisation et d’utilisation des ressources empruntées.
* Évaluer les investissements réalisés dans les infrastructures, les transports, l’énergie, la santé, l’éducation et les autres secteurs stratégiques.
* Mesurer, dans la mesure où les données sont disponibles, les retombées économiques, sociales et territoriales de ces investissements.
* Examiner les conclusions des audits et les évolutions des données relatives aux finances publiques.
* Identifier les responsabilités sur la base des faits, des textes et des documents officiels.
* Évaluer la capacité du gouvernement actuel à rétablir la crédibilité financière de l’État sans compromettre la croissance, l’emploi et les acquis sociaux.
* Formuler des recommandations pour une gestion plus transparente, plus efficace et plus durable des ressources publiques.

Une démarche républicaine et indépendante

Nous considérons que les infrastructures, les équipements publics et les investissements réalisés au Sénégal constituent un patrimoine national. Ils ne doivent être ni confisqués par un discours partisan, ni systématiquement dévalorisés au gré des alternances politiques.

De la même manière, la gestion de la dette publique ne saurait être soustraite à l’exigence de transparence et de responsabilité.

Les gouvernements successifs doivent être évalués à partir des décisions prises, des ressources mobilisées, des résultats obtenus et des obligations financières laissées à leurs successeurs.

Notre démarche repose sur quatre principes fondamentaux :

La vérité des chiffres : privilégier les données officielles, les audits, les rapports institutionnels et les sources économiques reconnues.

La responsabilité : examiner les décisions publiques sans accusation gratuite ni protection partisane.

La continuité de l’État : reconnaître que chaque administration hérite d’un patrimoine, d’obligations et d’engagements qu’elle doit gérer dans l’intérêt national.

La justice sociale : veiller à ce que le redressement des finances publiques ne se fasse pas au détriment des populations les plus vulnérables, de l’emploi, de l’éducation, de la santé et des investissements productifs.

Les perspectives pour le Sénégal

Le redressement économique ne peut se limiter à réduire les dépenses ou à rechercher de nouvelles ressources fiscales. Il doit s’accompagner d’une stratégie de transformation productive, de création d’emplois, de développement du secteur privé et de valorisation des ressources nationales.

Les ressources pétrolières et gazières, les potentialités agricoles, les infrastructures existantes, le capital humain et la position stratégique du Sénégal doivent être mis au service d’une croissance durable et mieux répartie.

Le véritable défi est de transformer les ressources et les investissements en prospérité partagée.

Notre engagement

À travers cette initiative portée dans un esprit citoyen et républicain, nous souhaitons contribuer à un débat national fondé sur la vérité, la responsabilité et la recherche de solutions.

Le Sénégal n’a pas besoin d’une confrontation permanente entre héritage et rupture. Il a besoin d’une évaluation objective de son parcours, d’une gestion rigoureuse de ses ressources et d’une vision capable de rassembler les compétences et les énergies autour de l’intérêt général.

Nous devons avoir le courage de reconnaître les réussites, d’établir les erreurs, de corriger les dysfonctionnements et de préserver ce qui peut contribuer au développement du pays.

La dette publique ne doit pas être seulement un sujet de controverse politique. Elle doit devenir un sujet de vérité économique, de responsabilité républicaine et de mobilisation citoyenne.

Car, au-delà des gouvernements et des alternances, c’est le Sénégal qui demeure, et c’est son avenir que nous avons collectivement la responsabilité de protéger.

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Françoise Hélène Gaye
Présidente du Mouvement Jubanti, Présidente de l’alliance pour la Paix et le Développement
Membre de la Grande Coalition Citoyenne

Pour une gestion responsable des finances publiques, une économie productive et un Sénégal au service de tous ses citoyens. Venez vous joindre à nous pour mon dernier combat pour le Sénégal.

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