El Malick Ndiaye avertit : « Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave

El Malick Ndiaye, lors d’un rassemblement à Villongo, a mis en lumière une grave détérioration de la situation politique et économique au Sénégal, évoquant un retour inquiétant de l’« ancien système » après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature.Depuis l’Italie, El Malick Ndiaye hausse le ton. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale et responsable de Pastef a livré, samedi à Villongo, une lecture particulièrement préoccupée de la situation politique et économique du Sénégal.Présidant un rassemblement de Pastef Italie, il est revenu sur la période qui a précédé la rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, avant de tirer la sonnette d’alarme sur les évolutions récentes.

« Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave », a-t-il lancé, allant jusqu’à déclarer : « J’ai peur pour le Sénégal. »Pour El Malick Ndiaye, le Sénégal avait connu, entre 2024 et mai 2026, une période qu’il présente comme marquée par un retour de l’espoir. Il évoque notamment « deux ans, zéro scandale », ainsi qu’une stabilité, voire une baisse, de certains prix. « Deux ans durant lesquels le Sénégal était respecté dans le monde », a-t-il soutenu. Une situation qu’il oppose à celle qu’il décrit depuis la rupture politique au sommet de l’État. « Malheureusement, depuis que le commandant de bord a quitté le navire, les vannes ont été ouvertes, », a-t-il déclaré, en référence au départ d’Ousmane Sonko de la Primature L’ancien ministre des Infrastructures et des Transports estime que la présence de Sonko à la tête du gouvernement constituait, selon lui, un frein à certaines dérives dans la gestion publique. Il affirme qu’à cette période, « même les chefs de service n’osaient pas faire ce qu’ils voulaient avec ce qui leur a été confié ». Mais, à ses yeux, la situation aurait changé depuis la recomposition du pouvoir. El Malick Ndiaye dénonce ainsi le retour de ce qu’il qualifie d’« ancien système », qu’il accuse de reprendre progressivement la main. « Ceux qui composaient ce système sont de retour », a-t-il affirmé.Dans son réquisitoire, le responsable de Pastef accuse également ces acteurs d’avoir « subtilisé » le projet porté par son camp, qu’il désigne sous le terme « Tarawaliss ». Selon lui, cette reprise en main servirait les intérêts de ceux qui chercheraient à accentuer les divisions au sein du pouvoir. Ces déclarations interviennent dans un contexte de profondes tensions politiques autour de la rupture entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Elles prolongent les prises de position récentes d’El Malick Ndiaye, qui avait déjà interpellé le gouvernement, lors de la Déclaration de politique générale, sur la continuité de la ligne politique défendue par Pastef.

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