Jusqu’à sept aiguilles auraient été utilisées pour tenter de trouver une veine.
Avant même la tentative d’exécution de Christa Pike, le Dr Joel Zivot, anesthésiste et expert médical de la défense, avait averti que l’opération pourrait être particulièrement douloureuse et même échouer.
Selon lui, les petites veines de la condamnée et ses antécédents médicaux rendaient l’injection lé*tale extrêmement risquée.
D’après ses analyses, les agents auraient tenté à plusieurs reprises d’accéder à une veine, utilisant jusqu’à sept aiguilles.
Or, le pentobarbital pourrait ne jamais être entré correctement dans la circulation sanguine. Au lieu d’atteindre les veines, le produit aurait fui dans les tissus des bras, provoquant brûlures et gonflements sévères.
Le médecin compare ce phénomène à l’injection d’une substance corrosive hors du système veineux: le produit ne tue pas comme prévu, mais endommage gravement les tissus.
Pour lui, la survie de Christa Pike après deux doses censées être mortelles s’explique probablement par l’échec des accès veineux et par la mauvaise circulation du médicament dans l’organisme.
Cette affaire relance aujourd’hui le débat sur la fiabilité de l’injection létale.
Pour le Dr Zivot, ce qui est arrivé à Christa Pike n’était pas totalement imprévisible: il affirme avoir averti à l’avance qu’une telle exé*cution risquait d’être non seulement ratée, mais aussi cruelle et douloureuse.
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