D’après Malang Sané qui cite une source présente à Lausanne, les débats se déroulaient dans une atmosphère sereine en milieu de matinée. Mais la défense marocaine a introduit un élément susceptible de peser sur la lecture des faits : un second rapport de l’arbitre de la finale, qui viendrait compléter ou nuancer le document officiel transmis à l’issue de la rencontre. La portée exacte de ce document supposé n’a pas été précisée.
La réplique est venue d’un camp où on ne l’attendait pas forcément. Les avocats de la CAF, pourtant cités aux côtés de la FRMF dans le recours introduit par le Sénégal, ont rejeté cette affirmation. Un désaccord entre les deux parties défenderesses qui ne passe pas inaperçu, tant le rapport arbitral constitue une pièce centrale du dossier. C’est en effet sur la base des incidents consignés ce soir-là que l’instance continentale a fondé sa décision de priver les Lions de leur titre.
Pas de verdict ce jeudi
Les supporters sénégalais devront encore patienter. L’audience se déroule à huis clos, à la demande des parties, sans accès au public ni aux médias. À son issue, la formation arbitrale entamera ses délibérations, le TAS ayant indiqué ne pas être en mesure de préciser la date de sa sentence, tout en soulignant qu’aucune décision ne sera annoncée le jour même.
En attendant, la question de ce fameux second rapport pourrait bien devenir l’un des points clés des délibérations. Que son existence soit établie ou non, la position tranchée des avocats de la CAF sur ce point laisse entrevoir des lignes de défense qui ne convergent pas totalement entre l’instance continentale et la fédération marocaine.
