Une affaire judiciaire particulièrement lourde vient de connaître son dénouement au Royaume-Uni.
Laurence Tchapong, infirmière spécialisée en santé mentale, a été condamnée le 1er septembre 2026 par la Liverpool Crown Court à quatre années de prison pour négligence volontaire envers une patiente vulnérable.
Les faits remontent au 30 juin 2022. Ce soir-là, elle avait la responsabilité de surveiller Amy Barber, une jeune patiente de 22 ans prise en charge dans une unité psychiatrique intensive du Wirral. En raison de son état, des contrôles devaient être effectués toutes les cinq minutes.
Selon les éléments présentés devant la justice, aucun contrôle n’a été réalisé pendant environ 24 à 25 minutes. Une autre infirmière a ensuite retrouvé la jeune femme inconsciente. Amy Barber est décédée quatre jours plus tard à l’hôpital.
L’enquête a également établi que plusieurs passages avaient été inscrits sur les fiches de surveillance alors qu’ils n’avaient pas réellement eu lieu. Les images de vidéosurveillance ont joué un rôle important dans l’enquête.
Laurence Tchapong avait plaidé non coupable et expliqué qu’elle devait gérer plusieurs patients dans un contexte de manque de personnel. Le jury l’a néanmoins reconnue coupable en juillet 2026.
Au-delà du drame humain, cette affaire rappelle une réalité : dans certaines professions, notamment celles liées à la santé et à la sécurité des personnes, quelques minutes de négligence peuvent avoir des conséquences irréversibles.
Nos pensées vont d’abord à la famille d’Amy Barber, qui vit depuis quatre ans avec les conséquences de cette tragédie.
Cette histoire doit également interpeller tous ceux qui exercent des métiers à forte responsabilité, au Cameroun comme dans la diaspora.
Selon vous, cette condamnation de quatre ans vous paraît-elle juste, trop sévère ou insuffisante ?
Fier d’être Dschang
Informer sans condamner. Comprendre avant de juger.
