Un pays qui méprise ses institutions culturelles se prive de son âme et de son avenir par Guisse Pene

La polémique autour du PCA du Grand Théâtre illustre une vérité douloureuse : la culture au Sénégal reste trop souvent perçue comme secondaire, voire comme une humiliation lorsqu’on y est affecté.

Le refus de monsieur Déthié Diouf de siéger comme PCA du Grand Théâtre a été présenté comme une humiliation, révélant que certains acteurs politiques considèrent les institutions culturelles comme des postes de moindre prestige.
Cette perception traduit une tendance historique des autorités à reléguer la culture au rang d’ornement, sans reconnaissance de son rôle stratégique.
Cela traduit tout simplement la dévalorisation des artistes et créateurs. La perte de confiance des citoyens dans les institutions culturelles, la fragilisation de l’identité nationale.

Une culture négligée c’est aussi l’érosion du patrimoine car sans soutien, les traditions, les arts et les savoirs risquent de disparaître.
Faute de valorisation, les jeunes talents migrent ou abandonnent leurs vocations artistiques.

La culture, ignorée, prive aussi le pays d’un secteur capable de générer des emplois et des revenus.
La culture n’est pas une humiliation, mais une force de dignité et de prospérité.
Un pays qui méprise ses institutions culturelles se prive de son âme et de son avenir.
Guisse Pene

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