Les mots de Keïta Fadilou concernant les lobbys ne sont pas à prendre à la légère par Chérif Al Ousseynou Laye

Certaines autorités finissent prisonnières de leurs propres partenaires. Ceux qui s’investissent pour une cause peuvent ensuite réclamer leur fromage, leur part du gâteau. C’est souvent ainsi que le chantage s’installe : on vous prend en otage, on vous éloigne de vos proches, on influence vos décisions et, au bout du compte, on vous prive de votre liberté.

Quand on accepte des investissements sans avoir la force de rester indépendant, on risque de signer sa propre mort politique.

C’est là que réside, selon moi, l’une des grandes forces d’Ousmane Sonko : sa liberté.

Je me souviens encore de 2023, juste avant son arrestation. Un puissant partenaire, dont je préfère taire la nationalité, lui avait proposé des moyens financiers considérables pour l’aider dans sa marche vers la Présidence. Il a catégoriquement refusé.

Devant moi et l’actuel Khalif général des Layènes, wallahi il a dit : j’ai refusé ça par que je ne voudrai pas devenir l’otage de quelqu’un après 2024.

Cette phrase m’est restée. Elle montre qu’il croyait fermement à la victoire de Pastef en 2024, mais surtout qu’il refusait de devoir son pouvoir qu’au peuple sénégalais.

Car ceux qui investissent à vos côtés finissent parfois par considérer leur soutien comme une créance. Ils veulent récupérer leur « fromage », imposer leurs intérêts et rappeler sans cesse ce qu’ils ont fait pour vous.

C’est peut-être ce qui explique le départ de certains anciens compagnons. Ils estiment avoir contribué et veulent désormais récupérer leur part du gâteau dans l’autre camp. Ce faisant, ils oublient le « don de soi » qu’ils prônaient hier, ainsi que ceux qui ont donné leur vie pour que ce projet accède au pouvoir.

Et c’est dommage.

Ousmane Sonko, lui, ne fonctionne pas ainsi. À l’exception de ceux qui ont payé le prix ultime, personne n’a davantage porté ce projet que lui. Son parcours, ses sacrifices et son vécu seront racontés et étudiés par les générations futures.

Malgré tout, son combat reste le même : le don de soi pour la patrie.

La liberté politique n’a pas de prix.

Celui qui veut diriger doit d’abord être capable de ne pas se vendre.

#Sonko2029

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